Ce qu’on utilise pour faire le tayammum [Akhdarî]

Ce qu’on utilise pour réaliser le tayammum.

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhḍarî est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

 وَالصَّعِيدُ هُوَ التُّرَابُ وَالطُّوبُ، وَالْحَجَرُ، وَالثَّلْجُ وَالْخَضْخَاضُ وَنَحْوُ ذَلِكَ ﴿

Afin de procéder à l’ablution sèche (tayammum) il faut utiliser un sol (al-ṣaʿīd) pur et et le sol (al-ṣaʿīd) c’est : la terre (al-turāb), la terre séchée (al-ṭūb), la pierre (al-hajar), la neige, l’argile (al-khaḍkhāḍ) et autres choses semblables. ﴿ On fait donc l’ablution sèche (tayammum) avec la terre, les roches, le sable à l’état granuleux mais aussi tous les constituants du sol naturel, à savoir : les cailloux et pierres relativement plus grands que le sable.

﴿ وَلا يَجُوزُ بِالْجِصِّ اَلْمَطْبُوخِ وَالْحَصِيرِ وَالْخَشَبِ وَالْحَشِيشِ وَنَحْوِهِ ﴾

Par contre, il n’est pas permis d’utiliser la pierre à plâtre cuite (al-jiṣ al-maṭbūkh), ni une natte (al-ḥaṣīr) ﴿ qui est un tapis tressé de fibres végétales ; un morceau de bois (al-khashab), une substance végétale (al-ḥashīsh) ou quelque chose de similaire ﴿ i.e. qu’il ne sera pas permis de faire l’ablution sèche (tayammum) avec des éléments qui sont à l’origine issus de la terre mais qui ont subis des transformations. Mais la taille ou la sculpture des roches ne transforme pas leur nature : il est donc autorisé d’utiliser les meules, les colonnes et le pavage en pierre de la mosquée.

Cependant, l’utilisation de la terre est préférable au reste des matières même quand celle-ci aura subi une transformation.

On ne doit pas non plus utiliser des métaux précieux comme l’or et l’argent. Cela est catégoriquement interdit qu’ils soient façonnés ou non. Ce même que les bijoux, et les pierres précieuses et tout ce qui est contraire à l’humilité dont on doit faire preuve devant Allāh. Quant aux minerais non précieux tels que le sel, l’arsenic, le souffre, l’ocre et le kohol, on peut les utiliser qu’ils soient à l’état naturel ou après leur préparation pour l’usage sous forme de produits communs.

Quand on fait l’ablution sèche (tayammum) sur un endroit impur sans le savoir ou en ayant un léger doute en le faisant, on doit refaire la prière ainsi accomplie dans son temps. Mais quand on suppose cet endroit pur, on ne doit pas refaire la prière. De même, quand on se sera rendu compte avec certitude de l’impureté du sol (al-ṣaʿīd) au moment de poser les mains dessus, on devra absolument refaire la prière ainsi accomplie.

﴿ وَرُخِّصَ لِلْمَرِيضِ فِي حَائِطِ الْحَجَرِ وَالطُّوبِ إِنْ لَمْ يَجِدْ مُنَاوِلا غَيْرَهُ ﴾

Et il y a dérogation pour le malade (al-marīḍ) concernant l’utilisation d’un mur (a’iṭ) en pierre ou en terre sechée (al-ṭūb) s’il n’a pas autre chose à sa portée ﴿ mais selon l’avis en vigueur cela n’est pas réservé au malade ni n’est soumis à la condition d’avoir quelque chose d’autre à sa portée.

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