Description détaillée de la prière [Rissâlah]

Description détaillée de la prière

On se propose ici de décrire la prière d’une personne priant seule. Pour celui qui est imām ou celui qui est dirigé par un imām (al-mā’mūm) il faut savoir que certaines règles dérogent à la description suivante  On renvoie donc aux chapitres précédents pour ces deux cas.

Extrait de la « Rissālah » d’Ibn Abī Zayd qui se trouve entre les parenthèses et le commentaire en dehors :

 « Après avoir rempli les conditions de la prière, tu feras l’iqāma à voix basse. Pour entrer en prière, tu diras le takbīr de sacralisation (al-ihrām) qui consiste à dire : (« Allāhu akbar » […]) tout en (levant les mains au niveau des épaules) en orientant les paumes vers la terre et le revers vers le ciel.

Ensuite, tu réciteras directement la Fātiha à voix haute ou à voix basse [1] selon la prière que tu effectues. Ainsi, tu  commençeras par réciter la Fātiha (sans l’introduire par « Bismillāh al-rahmān al-rahīm ».)

(Lorsque tu dis « ni des égarés (wa lā al-dālīn», dis alors : « Āmīn » à voix inaudible) et cela que tu récites à voix basse ou haute. ([…] Après) la récitation de la Fātiha, (tu réciteras une sourate) à voix haute ou à voix basse selon le contexte.

(Une fois cette sourate terminée, tu prononceras le takbīr en t’abaissant pour l’inclinaison) sans lever les mains. (Dans cette dernière, tu appliqueras bien tes mains sur tes genoux et maintiendras bien droit ton dos à l’horizontale, sans lever ni baisser la tête et en éloignant un peu tes bras de tes flancs. […] Tu ne feras pas d’invocation au cours de l’inclinaison mais tu diras si tu le veux : « Subhāna rabbī al-ʿazīm wa bihamdih ») trois fois ou plus en essayant de garder un nombre impair.

Après l’inclinaison, (tu relèveras ensuite la tête) sans lever tes mains (en disant : « Samiʿa allāhu liman hamidah » puis tu ajouteras : « […] Rabbanā wa laka al-hamd ».)

([…] Ensuite, tu te prosterneras en prononçant le takbīr durant le mouvement. Une fois prosterné, tu appliqueras bien ton front et ton nez sur le sol et poseras directement l’intérieur des mains sur celui-ci, en les étendant droites, vers la Qibla, au niveau de tes oreilles […] Tu ne laisseras pas tes avant-bras reposer sur le sol, ni tes bras joints à tes flancs car tu éloigneras modérément ces derniers de tes flancs) tandis que la femme, elle, se recroquevillera. (Pendant la prosternation également, tes pieds seront posés verticalement, la face interne des gros orteils contre le sol) et les pieds ne se toucheront pas.

(Si tu le veux, tu diras dans la prosternation : « Subhānaka rabbī zalamtu nafsī wa ‘amiltu sū’a fā’ghfir lī » […] et feras des invocations dans la prosternation.)

(Tu relèveras ensuite la tête en prononçant le takbīr, puis tu t’assoiras) en position dite : « tawarruk » qui consiste à mettre la fesse gauche par terre en sortant son pied gauche du côté droit. Tu dresseras le pied droit verticalement, la partie inférieure du gros orteil appuyée sur le sol, du côté de la plante du pied et non pas du côté latéral en repliant le pied gauche. ([…] Tes mains seront relevées du sol et posées sur les genoux.)

(Tu te prosterneras ensuite, une seconde fois comme précédemment) en prononçant le takbīr durant le mouvement. Cela complète une unité de prière.

(Puis, tu te relèveras du sol comme tu es, c’est-à-dire en t’appuyant sur les mains et en ne te rasseyant pas pour te lever. Tu prononceras le takbīr en te mettant debout ) pour entammer une seconde unité de prière.

(Tu réciteras ensuite comme tu as récité dans la première unité) en récitant la Fātiha et une sourate à voix haute ou à voix basse selon le contexte. Concernant la sourate, tu peux en réciter une de la même longueur (ou moins que cela.)

Si tu es dans la prière du Subh, tu feras à voix basse l’invocation ([…] du Qunūt avant l’inclinaison et après la récitation) de la sourate. Tu diras alors sans lever les mains :

« Allahumma innā nastaʿīnuka wa nastaghfiruka, wa nū’minu bika, wa natawakkalu ʿalayka, wa nakhnaʿu laka wa nakhlaʿu wa natruku man yakfuruk. Allahumma iyyāka naʿbudu wa laka nusallī wa nasjudu, wa ilayka nasʿā wa nahfidu, narjū rahmataka wa nakhāfu ʿadhābaka, inna ʿadhābaka al-jidda bi-l-kāfirīn mulhiq. »

Après cela, tu prononçeras le takbīr en t’inclinant et ([…] tu feras comme ce qui a été décrit précédemment dans la prosternation et l’assise.)

Lorsque tu te relèves de la deuxième prosternation de la deuxième unité, tu ne mettras pas debout et tu t’assiéras en mettant tes deux mains sur les cuisses. Pour faire ([…] le tashahhud,) tu poseras le côté droit de la main droite sur la cuisse en fermant tous les doigts de la main sauf l’index. Tu laisseras l’index droit comme si tu pointais du doigt. Ceci étant fait, tu remueras de droite à gauche et vice versa (parallèle au sol) l’index de la main droite pour dire :

« At-tahiyyātu lillāh az-zākiyātu lillāh attayyibātu salawātu lillāh. As-salāmu ʿalayka ayyuhā nnabiyyu wa rahmatullāhi wa barakātuhu. As-salāmu ʿalaynā wa ʿalā ʿibādi lāhi assalihīn. Ash’hadu an lā illaha illa llāh wahdahu lā sharīka lah wa ash’hadu anna muhammadan ʿabduhu wa rassuluhu. »

Cela signifie : « Les salutations sont à Allāh, les bonnes puretés sont à Allāh, les bonnes choses [et] prières sont à Allāh ! Que le salut soit sur toi, Ô Prophète, et que la miséricorde d’Allāh et Sa bénédiction te soient accordées. Que le salut soit sur nous et à tous les pieux serviteurs d’Allāh. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allāh et que Muhammad est son Serviteur et son Envoyé. »

Si tu es dans la prière du Subh, tu feras après cela, la prière sur le Prophète (ﷺ) en disant :

« Allahumma salli ʿalā muhammad wa ʿalā āli muhammad kamā sallayta ʿalā ibrāhīm wa ʿalā āli ibrāhīm. Wa bārik ʿalā muhammad wa ʿalā āli muhammad kamā bārakta ʿalā ibrāhīm wa ʿalā āli ibrāhīm. Fī al-ʿālamīna innaka hamīdun majīd. »     

Cela signifie : « Ô Allâh ! Prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrāhīm et la famille d’Ibrāhīm. Et bénit Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrāhīm et la famille d’Ibrāhīm. Parmi les mondes, Tu es le seul Digne d’Éloges, Le Glorieux Suprême. »

Toujours, si tu es dans la prière du Subh, tu la termineras ([…] en saluant une seule fois en disant : « As-salām ʿalaykum ») à voix haute. (Tu commençeras) ce salut (en regardant devant toi, puis) tu le finiras (en tournant légèrement la tête vers la droite) pour prononçer le « –kum ». Tu ne rajouteras rien à cette formule.

Par contre, si tu es dans une autre prière que celle du Subh alors (après) la deuxième unité et après avoir prononcer le tashahhud tu devras te mettre (debout et ne pas prononçer le takbīr tant que) tu (n’est pas totalement droit) en étant (debout.)

Ceci étant fait, tu compléteras le nombre d’unité restante en ne récitant que la Fātiha dans chaque unité sans y ajouter de sourate. Tu feras comme expliqué précédement pour terminer la prière : tu feras ainsi le tashahhud, priera sur le Prophète (ﷺ) et saluera de la manière décrite.» Fin de citation.


[1] La femme et l’homme ne récitent pas à la même tonalité. Voir pour cela les actes sunnah de la prière.

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