Essuyage sur un pansement

Essuyage sur un pansement (mash ‘alâ al-jabîrah)

L’essuyage d’un membre qui présente une blessure est obligatoire quand le lavage risque d’engendrer d’une manière quasi-certaine une maladie, d’aggraver une maladie ou de retarder la guérison d’une maladie. Ainsi, si le risque n’est pas quasi-certain, cela sera recommandé. On se restreindra alors à essuyer avec la main une seule fois la partie concernée même s’il s’agit d’une partie à laver trois fois lorsqu’elle est saine.

Il est également permis d’essuyer par-dessus un pansement appliqué sur l’un des membres tel que le visage, les mains ou toute autre partie du corps qui présente une blessure pour les mêmes raisons précédentes.

Ainsi, quand on ne peut essuyer directement la blessure, on essuiera le pansement, soit  les  compresses  appliquées sur la blessure. Quand on ne peut pas essuyer le pansement, on essuiera la bande qui se trouve par-dessus. Il n’est pas exigé d’être en état de pureté pour fixer  cette bande. Il est aussi permis d’essuyer uniquement les parties débordantes de la bande  de fixation du pansement qui ne sont pas directement sur la plaie (ex: les rubans adhésifs appliqués sur la peau et destinés à fixer un pansement sur la plaie). Ceci  s’applique au cas où l’essuyage du pansement couvrant directement la plaie s’avère pénible ou nuisible. Mais quand il n’est pas pénible de le faire, on défera la bande et on essuiera le pansement en contact direct avec la plaie. Il existe donc trois (3) degrés de gravité dont l’orde doit être respecté :

  1. L’essuyage de la plaie
  2. L’essuyage du pansement
  3. L’essuyage de la bande fixant le pansement

Référence : Sharh d’Al-Azharî sur la Muqaddimah al-‘Izziyah. Nous avons volontairement omis de retranscrire le commentaire ou le texte afin de faciliter la compréhension.

 

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