Les cas où le bain rituel devient obligatoire [Akhdarî]

Les cas où le bain rituel (ghusl) devient obligatoire 

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhdarî est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

﴾ يَجِبُ الْغُسْلُ مِنْ ثَلاثَةِ أَشْيَاءَ ﴿

﴾ Il est obligatoire de faire le bain rituel (al-ghusl) dans les trois cas ﴿ suivants :

﴾ اَلْجَنَابَةِ وَالْحَيْضِ وَالنِّفَاسِ ﴿

  1. Le premier : ﴾ l’état d’impureté majeur (janāba) ﴿ [1]
  2. Le deuxième : à la fin ﴾ des menstrues (al-hayd). ﴿ [2]
  3. Le troisième : à la fin ﴾ des lochies (al-nifās). ﴿ [3]

Ces deux derniers cas seront des chapitres expliqués dans d’autres articles si Allāh le veut.

﴾ فَالْجَنَابَةُ قِسْمَانِ ﴿

﴾ Ainsi l’impureté majeure (janāba) se divise en deux ﴿ :

﴾ أَحَدُهُمَا خُرُوجُ الْمَنِيِّ بِلَذَّةٍ مُعْتَادَةٍ فِي نَوْمٍ أَوْ يَقَظَةٍ بِجِمَاعٍ أَوْ غَيْرِهِ ﴿

  1. Premièrement: Lorsque le liquide sexuel (al-manī) est émis avec volupté pendant le sommeil ou à l’état d’éveil, à la suite d’un rapport charnel ou autre ﴿ dans le cas où l’on éprouve du plaisir quand on est éveillé c’est-à-dire que s’il est évacué de manière anormale [4] (tout ce qui ne procure pas de plaisir normalement), n’implique pas le bain rituel. Mais dans les cas précédents, si après avoir senti le début de la jouissance on fait durer cet état et qu’on émet le liquide, le bain rituel sera obligatoire.

Précisons que dans le sommeil l’éjaculation n’est pas forcément accompagnée de jouissance mais le bain rituel reste obligatoire. Donc si on fait un rêve érotique et que l’on se réveille et qu’on ne constate pas de liquide qui a été émis, le bain rituel ne sera pas demandé [5].

﴾ وَالثَّانِي: مَغِيبُ الْحَشَفَةِ فِي الْفَرْجِ ﴿

  1. Deuxièmement : Lorsque le gland disparait dans le vagin ﴿ et l’anus et cela même sans éjaculation. On rappelle que le rapport sexuel par l’anus est interdit et que la simple introduction du gland dans la bouche n’implique pas le bain rituel (ghusl) [6].

﴾ وَمَنْ رَأَى فِي مَنَامِهِ كَأَنَّهُ يُجَامِعُ وَلَمْ يَخْرُجْ مِنْهُ مَنِيٌّ فَلا شَيْءَ عَلَيْهِ ﴿

﴾ Celui qui se voit dans son sommeil comme s’il avait une relation sexuelle et n’a pas émis de liquide sexuel (manī), n’aura rien à faire ﴿ et dans le cas où le liquide sexuel est émis, le bain rituel sera obligatoire.

﴾ وَمَنْ وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ مَنِيًّا يَابِسًا لا يَدْرِي مَتَى أَصَابَهُ اغْتَسَلَ وَأَعَادَ مَا صَلَّى مِنْ آخِرِ نَوْمِةٍ نَامَهَا فِيهِ ﴿

﴾ Celui qui aperçoit sur son vêtement du liquide sexuel (manī) sec, et ne se rappelle pas avoir eu de pollutions nocturnes, fera le bain rituel ﴿ car le doute équivaut à la certitude ﴾ et il devra refaire ce qu’il a prié depuis la dernière fois qu’il a dormi dans celui-ci ﴿ car ses ablutions sont invalides.


[1] Si vous êtes en état d’impureté majeure (junub), alors purifiez-vous. ﴿ [S. 5/V.6]

[2] Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez (sexuellement) que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient. ﴿ [S. 2/V.222]

D’après Abū Hurayra (رضي الله عنه) rapporte que Khalwah b. Yasār vint au Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d’Allāh ! Je n’ai qu’un seul habit et mes menstrues l’atteignent. Que dois-je faire ? » Il répondit : « Lorsque tu te purifies, lave le et prie dedans. » [Rapporté par Abū Dāwud, n°365 d’après une chaîne authentique]

[3] Les lochies sont comme les menstrues par consensus entre les compagnons du Prophète (ﷺ) comme le rapporte Ibn al-Mundhir.

[4] Ex : frottement dû à la gale ou à cause des mouvements sur une monture, l’immersion dans l’eau chaude.

[5] D’après Umm Sulaym (رضي الله عنها) qui interogea le Prophète (ﷺ) en disant « (…) Est-il nécessaire pour une femme de faire le bain rituel si elle a un rêve érotique ? » Il répondit : « Oui si elle voit l’eau (le liquide sexuel). » [Rapporté Bukhārī, n° 282]

[6] D’après Abū Hurayra (رضي الله عنه) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui s’assoit entre les quatre parties (les deux cuisses et les deux jambes) d’une femme puis a un rapport sexuel avec elle, le bain rituel devient obligatoire » [Rapporté Bukhārī, n° 291]

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