Les interdictions de celui qui n’a pas l’ablution [Akhdarî]

Les interdictions

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhdarî est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

﴾ لا يَحِلُّ لِغَيْرِ الْمُتَوَضِّئِ ﴿

﴾ Il n’est pas permis à celui n’a pas l’ablution ﴿ de faire :

﴾ صَلاةٌ ﴿

  1. ﴾ La prière ﴿ et le faire sera un grand pêché s’il sait que l’ablution est obligatoire pour la prière [1].

﴾ وَلا طَوَافٌ ﴿

  1. ﴾ Non plus les circumambulations (tawāf) ﴿ autour de la Kaʿba car les circumambulations sont comme la prière excepté qu’Allāh a permis d’y parler [2].

﴾ لا مَسُّ نُسْخَةِ الْقُرْآنِ الْعَظِيمِ وَلا جِلْدِهَا لا بِيَدِهِ وَلا بِعُودٍ وَنَحَوِهِ ﴿

  1. ﴾ Ni de toucher le Glorieux Coran ﴿ à condition que cet exemplaire — qu’il soit une partie ou la totalité du Coran, ne soit qu’en arabe. Si dans un livre on trouve le Coran en arabe avec son exégèse ou une traduction, cela ne rentrera pas dans cette interdiction et il sera appréciable d’avoir les ablutions dû à la divergence existante dans l’école. Il lui sera donc interdit de toucher cet exemplaire complet ou partiel du Coran ﴾ ni même sa couverture avec sa main ou avec un bâton ou autre chose ﴿ i.e. : qu’il est interdit de le toucher avec la main, un bâton, des gants etc. et ce même s’il est couvert par un sac, ou une hanse. Il est donc interdit de transporter le Coran sans ablution avec cette intention. Ainsi, si on a l’intention de transporter d’autres objets cela sera permis comme celui qui étudie dans une université islamique et qui transporte le Coran parmi d’autres livres [3].

﴾ إِلا الْجُزْءَ مِنْهَا الْمُتَعَلَّمَ فِيهِ ﴿

Il sera donc interdit en règle générale de toucher le Coran sans les ablutions ﴾ à moins qu’il s’agisse d’une partie du Coran utilisée à des fins d’enseignements ﴿ i.e. qu’on exclura donc de cette interdiction si ce que l’on touche est une partie du Coran (ex : un juz) pour celui qui apprend ou le fidèle qui souhaite réciter mais qui éprouve de la difficulté à le faire de mémoire.

Mais l’avis en vigueur stipule que cela ne se restreint pas à une partie du Coran et il sera donc autorisé de toucher le Coran en entier à des fins d’apprentissage.

﴾ وَلا مَسُّ لَوْحِ الْقُرْآنِ الْعَظِيمِ عَلَى غَيْرِ الْوُضُوءِ إِلا لِمُتَعَلِّمٍ فِيهِ أَوْ مُعَلِّمٍ يُصَحِّحُهُ ﴿

  1. ﴾ Celui qui n’a pas ses ablutions ne touchera pas les tablettes ﴿ en bois ou autre sur lesquelles sont écrits les versets du ﴾ Glorieux Coran. Excepté celui qui apprend avec ou le maître qui corrige ﴿ les erreurs commises. C’est donc la même règle que pour le Coran.

﴾ وَالصَّبِيُّ فِي مَسِّ الْقُرْآنِ كَالْكَبِير وَالإِثْمُ عَلَى مُنَاوِلِهِ لَهُ ﴿

  1. ﴾ Et l’enfant (al-sabī) concernant le toucher du Coran est comme l’adulte ﴿ et il est détesté (makrūh) pour l’enfant sans ablutions de toucher le Coran excepté s’il l’étudie et cela sera alors autorisé. ﴾  Seule la personne qui lui remet supporte le pêché ﴿ dans le cas où ce serait un Coran strictement en arabe car les péchés des enfants ne sont pas comptés jusqu’à la puberté.

﴾ وَمَنْ صَلَّى بِغَيْرِ وُضُوءٍ عَامِدًا فَهُوَ كَافِرٌ وَالْعِيَاذُ بِاللَّهِ ﴿

﴾ Et celui qui prie volontairement sans avoir ses ablutions est mécréant ﴿ mais l’avis prépondérant stipule que c’est celui qui prie sciemment en reniant le caractère obligatoire des ablutions pour la prière qui est mécréant. Car celui qui prierait sans ses ablutions tout en reconnaissant le caractère obligatoire des ablutions, serait un dépravé (fāsiq) mais non un mécréant. Et ﴾ qu’Allāh nous préserve ﴿ de la mécréance.


[1] Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes ; passez les mains mouillées sur vos têtes ; et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. ﴿ [S. 5/V.6]

D’après Abū Hurayra (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Pas de prière pour celui qui n’a pas d’ablutions. » [Rapporté par Abū Dāwud, n°101 d’après une chaîne de transmission bonne (hassan)]

[2] D’après Ibn ʿAbbās (رضي الله عنه) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les circucambulations autour de la Maison (d’Allāh) sont comme la prière excepté qu’on y parle en les faisant. Ainsi que celui qui parle ne dise rien si ce n’est du bien.  » [Rapporté par Tirmidhī, n°960]

[3] Dans une lettre que le Messager d’Allāh (ﷺ) envoya à ʿAmr ibn Hazm, il écrivit : « On ne doit pas toucher le Coran sauf si on est pur. » [Rapporté dans le Muwattā’]

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