Les interdictions liées à l’état d’impureté majeure [Akhdarî]

Les interdictions liées à l’état d’impureté majeure

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhdarî est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

﴾ لا يَحِلُّ لِلْجُنُبِ ﴿


﴾ Il n’est pas permis à celui qui est en état d’impureté majeure
(al-junub﴿ :

﴾ دُخُولُ الْمَسْجِدِ ﴿

  1. ﴾ D’entrer dans une mosquée ﴿ si cet endroit est considéré comme une mosquée c’est-à-dire un bâtiment uniquement dédié à la prière. Il sera donc interdit d’entrer dans la mosquée, même pour la traverser sans s’y arrêter. Celui qui se trouve dans la mosquée en état d’impureté majeur (janāba) et sans ablution sèche (tayammum), devra en sortir à moins de craindre pour sa personne ou pour un bien de valeur. S’il craint un tel danger, il lui sera autorisé de rester dans la mosquée et même d’y passer la nuit [1].

﴾ وَلا قِرَاءَةُ الْقُرْآنِ إِلا الآيَةَ وَنَحْوَهَا لِلتَّعَوُّذِ وَنَحْوِهِ ﴿

  1. ﴾ De réciter de Coran sauf un verset ou un court passage pour se protéger ﴿ comme réciter les deux sourates préservatrices [S.113 et 114] et le verset du Trône [S.2/V.255] avant de dormir ou autre. La limite à ne pas dépasser est la longueur de la sourate « Les djinns» [S.72] pour se protéger mais la récitation d’une sourate plus longue que celle-ci ne sera pas permise. On fait exception de ﴾ quelque chose de similaire ﴿ comme citer un argument coranique en faveur d’un jugement légal si on voyait quelque chose d’interdit (harām).

La licéité de la récitation du Coran en état d’impureté majeure dépend donc du fait qu’elle soit préservatrice, incantatoire ou argumentative. Par conséquent, il n’est pas permis de réciter des versets du Coran qui n’ont pas cette qualité, notamment de réciter du Coran dans l’intention d’évoquer Allāh.

﴾ وَلا يَجُوزُ لِمَنْ لا يَقْدِرُ عَلَى الْمَاءِ الْبَارِدِ أَنْ يَأْتِيَ زَوْجَتَهُ حَتَّى يُعِدَّ الآلَةَ ﴿

﴾ Et il n’est pas permis ﴿ i.e répréhensible (makrūh) ﴾ à celui qui ne peut pas utiliser d’eau froide ﴿ car il craint très fortement qu’en utilisant cette eau froide, il tombe malade, aggrave une maladie ou retarde la guérison d’une maladie présente ; ﴾ d’avoir des rapports avec sa femme ﴿ qui entraineraient l’obligation du bain rituel (ghusl). Cel est donc répréhensible (makrūh) ﴾ jusqu’à ce qu’il trouve le moyen d’obtenir de l’eau chaude. ﴿

﴾ إِلا أَنْ يَحْتَلِمَ فَلا شَيْءَ عَلَيْهِ ﴿

﴾ Excepté en cas de pollution nocturne auquel cas il n’y aura pas de mal ﴿ et cela ne sera pas répréhensible (makrūh).


[1] D’après ʿA’isha (رضي الله عنها) : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « (…) Je ne rends pas permis (l’entrée dans) la mosquée à celle qui a ses menstrues et à celui qui est en état d’impureté majeur (junub)» [Rapporté par Abū Dāwud, n°232]

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