Les obligations du bain rituel [Akhdarî]

Les obligations du bain rituel (ghusl)

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhdarî est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

﴾ فَرَائِضُ الْغُسْلِ ﴿

Afin de procéder à la purification de l’un de ces trois cas on effectuera ainsi le bain rituel et ﴾ les obligations du bain rituel ﴿ sont au nombre de quatre (4) :

﴾ النِّيَّةُ عِنْدَ الشُّرُوعِ ﴿

La première : ﴾ L’intention (al-niyya) au commencement ﴿ du bain rituel et c’est la même règle qui s’applique que dans les ablutions. Ici, on se proposera de soit :

  • Lever l’état d’impureté majeure (hadath al-akbar) au moment de commencer le bain.
  • Accomplir l’obligation du bain rituel.
  • Lever l’interdiction des choses interdites en état d’impureté majeure.

Par contre, lorsque l’on n’est pas en état d’impureté majeure (janāba) et que l’on souhaite faire le bain rituel sunna du vendredi, il faudra avoir l’intention de se purifier de l’état d’impureté mineur [1].

﴾ وَالْفَوْرُ ﴿

La deuxième : L’enchaînement successif (al-fawr) ﴿ et c’est la même règle que dans les ablutions à savoir ne pas dépasser le temps nécessaire aux membres pour sécher dans un climat normal. En cas d’omission involontaire, on doit absolument compléter par là où on  s’était arrêté, de même qu’en cas d’incapacité tant que la pause n’est pas longue. Dans ce cas, si la pause est longue, on nettoiera obligatoirement la partie oubliée uniquement.

﴾ وَالدَّلْكُ ﴿

La troisième : ﴾ Le frottement (al-dalk) ﴿ des membres en versant de l’eau ou après l’avoir versé. Il n’a pas la même définition que dans les ablutions. Ici, c’est simplement le fait de frotter les membres avec n’importe quel autre membre du corps et pas spécifiquement la paume comme dans les ablutions [2].

﴾ وَالْعُمُومُ ﴿

La quatrième : ﴾ le lavage entier ﴿ du corps y compris l’intérieur de l’oreille (et non le canal auditif), le nombril, le dessous des genoux, les aisselles, la racine des cheveux et entre les orteils.

Cette obligation entraîne ainsi celle de faire pénétrer l’eau dans la chevelure une fois au minimum jusqu’au cuir chevelu même si elle est fournie. Pour la femme, elle n’est pas obligée de défaire ses tresses tant qu’elles n’empêchent pas l’eau de pénétrer à l’intérieur jusqu’à la peau et pourra verser de l’eau trois fois et frictionner ensuite.

Si une partie est difficile atteignable, il est possible d’utiliser une serviette ou tout autre ustensile ou même demander à quelqu’un de nous frotter.


[1] D’après ʿUmar ibn al-Khattāb (رضي الله عنه) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les actes ne valent que par leur intention. Ainsi chaque personne recevra la récompense de ce qu’il avait l’intention de faire. » [Rapporté par Muslim, n°1907 a et Bukhārī, n°1]

[2] D’après ʿA’isha (رضي الله عنها) : Le Messager d’Allāh (ﷺ) lui enseignait le bain rituel puis il lui ordonna de frotter (dalk) en faisant suivre de la main sans ne rien laisser du corps sans que l’eau n’ait toucher le corps. [Mentionné par Ibn Hazm dans « al-Muhallā »]

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