Les prières volontaires [Dardîr, Dusûqî]

Extrait du Sharḥ al-Kabīr (1/312-317) qui est un commentaire du Mukhtaṣar Khalīl écrit par l’Imām Muḥammad b. Aḥmad al-Dardīr. Ce qui est entre [] est le texte de Khalīl, en dehors le commentaire du Shaykh Dardīr et entre {} les annotations du Shaykh Dusūqī :

« Chapitre concernant la prière volontaire et ce qui s’y rattache.

[Il est apprécié d’effectuer des prières volontaires (nafl)] en tout temps où cela est permis. [Et cela est plus appuyé] c’est-à-dire l’appréciation, [après] la prière [du Maghrib] après avoir effectuer le dhikr rapporté.

{ ‘Al-Nafl’ signifie linguistiquement l’ajout. On entend par là ce qui s’ajoute à l’obligatoire, à la Sunnah et à la Raghībah. Terminologiquement, c’est ce qu’a effectué le Prophète () sans s’y attacher catégoriquement : il les effectuaient en certaines occasions et les délaissaient dans d’autres. }

[Également] après [le Ẓuhr, avant celui-ci et pareillement pour le ʿAṣr. Il n’y a pas de limite] pour cette recommandation. En effet, il est parvenu que l’on peut faire deux, quatre, six unités et cela quand bien même si le plus complet est ce qui a été rapporté :

Quatre avant et après le Ẓuhr, quatre avant le ʿAṣr et six après le Maghrib.

{ Le Prophète () a dit : « Celui qui prie avant le ʿAṣr quatre unitées, Allāh lui interdit le feu ». }

[Et] on insiste [sur le Ḍuḥā] dont le minimum est deux unités, la moyenne six et le maximum huit. Il est répréhensible d’aller plus loin que cela et son temps commence à partir du moment où les prières volontaires sont permises jusqu’au Zénith (zawwāl).

{ La moyenne signifie qu’on reçoit la moitié de la récompense de celui qui prie huit. Ce qui est répréhensible, c’est de prier plus de huit unités avec l’intention du Ḍuḥā spécifiquement. }

[Et] il est apprécié [de réciter à voix basse dedans] c’est-à-dire la prière volontaire [diurne.] Concernant la répréhension de réciter a voix haute le jour, il y a deux avis. Mais on ne prend pas en compte les (prières du) Wird car si on les prie de jour, on récitera à voix haute en se basant sur leur moment originel.

{ Ce n’est donc pas répréhensible, plutôt on dira que ce n’est pas le mieux à faire. Le Wird fait parti des prières volontaires de nuit, c’est cela son moment originel. }

[Et] il est apprécié [de réciter à voix haute la nuit] sans déranger un autre prieur. Réciter à voix basse est aussi permis.

{ Dire que réciter à voix basse est permis ici, signifie que ce n’est pas le mieux à faire. }

[On insiste] sur l’appréciation de la récitation A voix haute [dans le Witr], le ʿĪd et l’Istisqā‘.

{ Que l’on prie le Witr durant la nuit ou après l’aube (fajr). }

[Et] il est apprécié [de saluer la mosquée] par deux unités lorsque celui en état d’ablution rentre dedans et qui a l’intention de s’asseoir, durant un temps Ou cela est permis. Il est répréhensible de s’asseoir avant de la faire et on peut toujours la faire même si l’on s’assoit. Si l’on multiplie les allers-retours dans la mosquée, alors la première fois est suffisante si le temps de ceux-ci est considéré par la coutume (ʿurf) comme étant court. Dans le cas contraire, on devra la répéter.

{ Sayyidī Aḥmad Zarrūq rapporte d’après Al-Ghazālī et d’autres que celui qui dit : « Subḥān Allāh wa al-Ḥamdu lillāh wa lā ilaha illā Allāh wa Allāhu Akbar » quatre fois, cela fait guise de salutation que l’on fait lors des temps de répréhension. }

[…] Le Qāḍī ʿIyāḍ a dit : « Les raisons pour lesquelles on peut effectuer les prières sont les suivantes :

  • Lors du départ d’un voyage
  • A l’arrivée de celui-ci
  • Lorsque l’on rentre dans une mosquée
  • Lorsqu’on sort de celle-ci
  • Lors de la consultation (al-istikhārah)
  • Lors d’un besoin (ḥājah)
  • Entre l’Adhān et l’Iqāmah
  • Lorsqu’on se repent d’un péché » Fin de citation

On ajoute aussi deux unités après la purification, lorsqu’on anticipe un sinistre comme un tremblement de terre, une tempête, une obscurité extrême, une épidémie, une éclipse ou le tonnerre.

{ Entre l’Adhān et l‘Iqāmah ce n’est que lors des temps où cela est permis, donc on exclus le Maghrib. }

[Il est permis pour celui qui ne fait que traverser] la mosquée, [de délaisser] la salutation.

(Il est aussi permis) [d’ajouter l’intention] de la salutation [dans une prière obligatoire] (…) ou une prière Raghībah ou Sunnah. (…)

{ On exclus la prière mortuaire (janāzah) selon l’avis le plus apparent car il est répréhensible de la faire dans la mosquée. }

[Et] il est apprécié [de commencer par celle-ci dans la mosquée de Médine avant le saluer, que la prière d’Allāh et Son salut soient sur lui] car c’est un droit envers Allāh, cela étant plus important que celui d’une créature et vu qu’il, que le salut soit sur lui, fait parti des plus bénis d’entre les créatures, on se doit de l’imiter dans ses ordres et c’est ce qu’il a ordonné de faire. En procédant ainsi, on l’honore également, que le salut soit sur lui.

{ On extrait de cela le fait que lorsqu’on rentre dans une mosquée et que l’on y trouve un groupe de gens, on ne les saluera pas avant d’avoir effectuer la prière de salutation si l’on craint pas que ceux-ci ne s’offusquent. Dans ce cas, on saluera et on effectuera la prière de salutation suite à cela. }

[Et] il est apprécié [de procéder aux prières volontaires dedans] c’est-à-dire dans la mosquée de Médine [aux endroits où il priait, que la prière d’Allāh et Son salut soient sur lui.]

[Et] il est apprécié [d’effectuer la prière obligatoire au premier rang] dans la mosquée du Prophète, que la prière d’Allāh et Son salut soient sur lui, mais aussi dans les autres (mosquées).

[Et la salutation de la mosquée de la Mecque est la circumambulation(ṭawāf)] pour celui à qui il est demandé de faire cela.

[Et] on appuie [sur les Tarāwīḥ] qui sont les veillées du Ramaḍan. Leur temps est similaire à celui du Witr et les effectuer en groupe est apprécié.

[Et] il est apprécié [de les faire en solitaire] c’est-à-dire de les effectuer dans les habitations et cela même en groupe [si on ne vide pas les mosquées] en priant chez soi.

[Et] il est apprécié pour l’Imām [de clôturer] la totalité du Coran [durant celles-ci] c’est-A-dire durant les Tarāwīḥ, durant tout le mois. [Réciter une seule sourate] durant tout le mois [est suffisant] quoique cela n’est pas le mieux A faire.

Elles s’effectuent [en 23 unités] en comptant le Shafʿ et le Witr comme cela était la pratique, [puis on augmenta leur nombre] durant l’époque de ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzīz [a 36] sans compter le Shafʿ et le Witr. Cependant, la pratique des prédécesseurs et des successeurs est la première.

{ La pratique signifie celle des Compagnons et de leur Successeurs. }

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