Prière de l’éclipse lunaire (khusûf) [Dardîr, Dusûqî, Sâwî]

Extrait du Sharḥ al-Kabīr (1/402) qui est un commentaire du Mukhtaṣar Khalīl écrit par l’Imām Muḥammad b. Aḥmad al-Dardīr. Ce qui est entre [] est le texte de Khalīl, en dehors le commentaire du Shaykh Dardīr et entre {} les annotations du Shaykh Dusūqī :

[Pour l’éclipse lunaire] qu’elle soit complète ou partielle, [elle s’effectue comme une prière volontaire] et possède le même statut juridique que cette dernière : elle est appréciée. Aussi, la méthode d’accomplissement est la même.

{ Le statut apprécié de cette prière est l’avis retenu (mu’tamad) }

Elle se fait en deux unités [à voix haute] car c’est une prière volontaire de nuit ; [sans que l’on se regroupe pour celle-ci] et cela est répréhensible (makrûh).

Il est plutôt recommandé de la faire chez soi et son temps dure toute la nuit.

{ La faire dans les mosquées est répréhensible qu’elle soit faite en groupe ou isolément dedans si ce n’est que la faire en groupe dans une mosquée présente deux aspects de répréhension : ne pas la faire seul et ne pas la faire chez soi }


Extrait du Sharḥ al-Saghīr (1/536) écrit par l’Imām Muḥammad b. Aḥmad al-Dardīr. Ce qui est entre [] est le texte du Shaykh Dardīr  en dehors son propre commentaire et entre {} les annotations du Shaykh Sāwī:

[Il est apprécié lors de l’éclipse lunaire d’effectuer deux unités à voix haute comme toute autre prière volontaire] en ne faisant qu’une inclinaison, comme d’habitude.

{ Elle s’adresse au pubère et non à l’enfant car cela survient alors qu’il est en train de dormir. }

[Et] il est apprécié [de répéter] la prière [1] [jusqu’à ce qu’apparaisse] la lune [ou qu’elle disparaisse] à l’horizon [ou que l’aube se lève]. Si un des trois cas survient, on ne priera plus.


[1] C’est-à-dire en faisant deux unités puis deux unités et ainsi de suite.

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