Temps de répréhension et d’interdiction des surérogatoires [Akhdarî]

 Temps de répréhension et d’interdiction des prières surérogatoires

Note de lecture : Le texte originel d’Al-Akhḍarī est entre les symboles ﴾ ﴿ et le commentaire en dehors de ces derniers.

﴾ وَلا تُصَلَّى نَافِلَةٌ بَعْدَ صَلاةِ الصُّبْحِ إِلَى ارْتِفَاعِ الشَّمْسِ ﴿

﴾ On ne doit pas faire ﴿ i.e : répréhensible (makrūh) ﴾ de prière surérogatoire après ﴿ avoir effectué ﴾ la prière du Ṣubḥ jusqu’à ce que le soleil se lève entièrement ﴿ de la hauteur d’une lance [1]. Cela survient généralement dans l’heure suivant le lever du soleil. Il est interdit (arām) d’effectuer des prières surérogatoires durant le lever du soleil [2].

﴾ وَبَعْدَ صَلاةِ الْعَصْرِ إِلَى صَلاةِ الْمَغْرِبِ ﴿

﴾ Et ﴿ il est répréhensible (makrūh) de faire des surérogatoires ﴾ après la prière du ʿAṣr jusqu’à ﴿ ce qu’on ait effectuer ﴾ la prière du Maghrib. ﴿ Cela vaut également pour la prière de salutation de la mosquée. Il est interdit (arām) d’effectuer des prières surérogatoires durant le coucher du soleil [3].

﴾ وَبَعْدَ طُلُوعِ الْفَجْرِ إِلا الْوِرْدَ لِنَائِمٍ عَنْهُ ﴿

﴾ Et ﴿ il est répréhensible (makrūh) de faire des surérogatoires ﴾ après le lever de l’aube (fajr) ﴿ et avant la prière du Ṣubḥ ﴾ à moins que ce soit ﴿ des prières habituellement faites la nuit dites ﴾ du wird qu’on n’a pas pu faire à cause du sommeil. ﴿ La raghībah du Fajr fait également exception [4].

Le temps imparti pour faire raghībah du Fajr va du lever de l’aube (fajr) jusqu’au lever du soleil. Si on la prie sans être sûr qu’elle soit dans son temps, elle est alors invalide.

Si en rentrant dans une mosquée l’appel pré-oratoire (iqāma) de la prière est lancé et qu’il n’a pas effectué la raghība du Fajr, alors il la délaissera et priera avec les autres. Il pourra s’en acquitter après que le soleil se soit totalement levé et avant le Zénith (légèrement avant le Ẓuhr).

Il est recommandé :

  • De ne réciter que la Fātiha à voix basse sans réciter une autre sourate d’après l’avis prépondérant [5].
  • De la faire dans une mosquée ; et elle remplacera la prière de salutation de la mosquée.

﴾ وَعِنْدَ جُلُوسِ إِمَامِ الْجُمُعَةِ عَلَى الْمِنْبَرِ ﴿

﴾ Et ﴿ il est interdit (arām) de faire des surérogatoires ﴾ lorsque  l’imām s’assoit sur la chaire (minbar) le vendredi ﴿ car écouter le prêche est une obligation [6].

﴾ وَبَعْدَ الْجُمْعَةِ حَتَّى يَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ ﴿

﴾ Et ﴿ il est répréhensible (makrūh) de faire des surérogatoires ﴾ après la prière du vendredi jusqu’à ce qu’on quitte la mosquée ﴿ ou que les gens ne sortent de la mosquée ou qu’on laisse assez de temps pour que les fidèles sortent même s’il ne le font pas [7].


[1] Approximativement 45 minutes après le lever du soleil (shuruq).

[2] D’après ʿAmr ibn ʿAbasa (رضي الله عنه) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « […] Prie la prière du Ṣubḥ puis arrête-toi de prier jusqu’à ce que le soleil se lève complètement car il se lève entre les cornes de Satan et les mécréants se prosternent devant à ce moment-là. […] » [Rapporté par Muslim, n° 823]

D’après Ibn ʿUmar (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Ne cherchez point à faire votre prière au moment du lever du soleil ni au moment du coucher. Cela car le soleil se lève entre les cornes de Satan. » [Rapporté par Muslim, n° 828 b]

[3] D’après Abī Saʿīd (رضي الله عنه) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pas de prière après la prière du ʿAṣr jusqu’au coucher du soleil et pas de prière après celle du Fajr jusqu’au lever du soleil. » [Rapporté par Muslim, n° 827]

[4] D’après ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Celui qui manque d’observer totalement ou partiellement sa récitation régulière à cause du sommeil et qu’il le récite par la suite entre la prière du Fajr et celle du Ẓuhr il lui sera inscrit comme l’ayant récité de nuit. » [Rapporté par Muslim, n° 747]

[5] D’après ʿA’isha (رضي الله عنها) qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) effectuait deux unités tellement légères avant la prière du Ṣubḥ que je me demandais s’il avait récité la Mère du Livre ou non. » [Rapporté dans le Bukhārī, n° 1165 et Muslim, n° 724 d]

[6] D’après Ibn Shihāb (رضي الله عنه) qui a dit : « L’entrée de l’imâm coupe les prières et ses paroles coupent les conversations. » [Rapporté dans le Muwaṭṭā]

Al-Zurqānī dans son commentaire du Muwaṭṭā’ :

« [L’entrée de l’imām coupe les prières] c’est-à-dire : son initiation [et ses paroles coupent les conversations]. Ibn ʿAbd Al-Barr a dit : « Ceci prouve que l’ordre d’écouter et l’interruption des prières n’est pas de sa propre opinion et que c’est une Sunnah à laquelle Ibn Shihāb appelle car il le rapporte d’une science qu’il a apprise et non d’une interprétation personnelle. En réalité, on parle même de sunnah et c’est la pratique qui était établie durant le temps de ʿUmar et d’autres. » » [Sharḥ al-Zurqānī ʿalā Muwaṭṭā’ al-Imām Mālik, Vol.1, p.385]

[7] D’après ʿAbdallāh ibn ʿUmar (رضي الله عنه) qui a dit : « Il (le Prophète) ne priait pas après la prière du vendredi tant qu’il n’était pas rentré et il priait alors deux unités dans sa maison. » [Rapporté par Muslim, n° 882 b]

Allāh a dit : Puis quand la prière (du Vendredi) est achevée, dispersez-vous sur terre ﴿ [S. 62/V.10].

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