La retraite pieuse (al-i‘tikâf) [‘Izziyya]

Extrait du commentaire d’Abī al-Azharī sur la « Muqaddimah al-‘Izziyya » :

« Dans la langue [i‘tikāf] signifie s’occuper [entièrement] de quelque chose et s’applique aussi bien aux bonnes choses comme la parole du Très-Haut :  aussi bien pour les résidents (al-‘akifu) que pour ceux qui sont de passage ﴿ [S. 22/V.25] ou aux mauvaises comme [dans Sa parole] :  Ils passèrent auprès d’un peuple attaché (ya‘kufūn) à ses idoles ﴿ [S. 7/V.138] […]

(Sa réalité) terminologique [dans la législation] (est le séjour dans la mosquée dans le but exclusif de l’adoration) par le jeûne, la récitation du Coran, la mention (dhikr) d’Allâh et à la prière tout en s’abstenant des rapports sexuels et ses préliminaires de jour comme de nuit. […] (Sa durée minimum est d’une nuit tandis que ce qui est parfait est dix jours) car il est rapporté qu’il [le Prophète] (ﷺ) se retirait dix jours, ce qui est donc la pratique la plus parfaite. Ainsi, il est répréhensible d’aller au delà [de dix jours]

 

(Elle est) c’est-à-dire la retraite pieuse (al-i‘tikāf) (parmi les bonnes pratiques surérogatoires) particulièrement recommandé. La sagesse de son instauration est de s’apparenter aux nobles anges en consacrant tout son temps aux adorations et en s’abstenant des désirs et passions de l’âme (nafs), des discussions futiles et des propos inconvenants. La preuve de sa légiferation est le Livre [le coran], la Sunnah et le consensus.

Quant au premier [l’argument tiré du Coran] :

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