Fatwâ : s’associer dans un travail avec un non-musulman ? [Ibn ʿAbd al-Barr]

Abū ʿUmar Yūsuf ibn ʿAbd Allāh Ibn ʿAbd al-Barr al-Qurṭubī écrit dans « al-Kāfī fī fiqh ahl al-madīna » (p.770; Édition : Riyad, 1978) :

“Il n’y a pas de mal (lā ba’sa) à passer un contrat de musāqāt [1] avec un non-musulman ou n’importe quelle autre forme de contrat de location de services ou de travaux.”

ولا بأس بمساقاة الذمي في مساقاة أو في شيء من الإجارات والأعمال
  • Résumé et contexte

Dans ce texte, Ibn ʿAbd al-Barr (m. 1071), présente le cas de l’association d’un musulman et d’un non-musulman dans une affaire commerciale commune. Il s’agit ici d’une forme particulière de location appelée musāqāt. [1] Ce terme technique, tel que le définit Ibn ʿAbd al-Barr (p. 766), désigne la convention par laquelle un propriétaire concède la jouissance d’une plantation (palmeraie, vigne, …) à un cultivateur pour une période, afin que ce dernier s’en occupe moyennant un partage de la récolte dans la proportion convenue entre les parties contractantes. Ainsi, d’après Ibn ʿAbd al-Barr, un musulman peut louer ses plantations à un non-musulman afin de les entretenir en compensation d’une partie de la récolte.


 

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